| -Ibrahima Thioub (éd), Patrimoine et sources historiques en Afrique. Dakar - Bruxelles, Université Cheikh Anta Diop - Union Académique Internationale, 2007, 179 p. |
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Ouvrage disponible 1. Dans les librairies de Dakar et au secrétariat du Département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar 2. Ainsi qu’aux adresses suivantes : * Editions KARTHALA22-24 boulevard Arago 75013 PARIS Tél. : (33) 1 43 31 15 59 Fax : (33) 1 45 35 27 05 mailto: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. http://www.karthala.com/ * InterCommunications & E.M.E.40 rue de Hanret B - 5380 Cortil-Wodon (Belgique) Tél. : +32.81.83 42 63 Fax : +32.81.83 52 63 GSM : +32.473.93 46 57 Courriel : guy.jucquois@intercommunications. Présentation
En 1964, l’Union académique internationale a lancé le projet Fontes Historiæ Africanæ sous la direction d’Ivan Hrbek de l’Institut oriental de l’Académie tchécoslovaque des Sciences. Le but de cette initiative était de soutenir la publication de sources sur l’histoire de l’Afrique, au moyen d’une coopération internationale d’envergure. FHA a publié une trentaine d’ouvrages, sous la forme d’éditions critiques et de traductions des sources écrites et orales, des textes historiques ou des collections de documents réunis en vue d’aborder des sujets spécifiques de l’histoire de l’Afrique subsaharienne. Le projet a réuni ses deux dernières conférences internationales à Accra (Ghana) en 2002 et à Dakar (Sénégal) en 2005.
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Dans son processus de maturation, l’écriture académique de l’histoire de l’Afrique a valorisé les sources orales, qui ont été longtemps exclues ou considérées comme de peu d’intérêt pour la lecture du passé des sociétés africaines. Les combats pour la réhabilitation de l’histoire du continent menés dans les années 1960 ont donné à ces sources une place réelle et leur valeur dans l’écriture de cette histoire. Sur un autre registre, la rencontre avec l’islam et le monde arabe a généralisé l’usage de l’écrit, un outil aujourd’hui pluriséculaire dans la restitution du passé de l’Afrique. La dynamique atlantique enclenchée au XVe siècle a balisé la voie aux cultures scripturaires de l’Occident qui, dans son contexte spécifique, a légué une immense documentation largement prise en compte dans l’écriture de l’histoire du continent. Les fouilles archéologiques ont également permis d’exhumer des cultures matérielles qui, à leur manière, témoignent du passé de l’Afrique, sur une période qui couvre la totalité de l’histoire humaine, l’homme étant né dans ce continent. Sans gommer les spécificités de chacune de ces sources, il est désormais certain que le temps de leur hiérarchisation dans la production des savoirs sur l’Afrique est révolu ! La multiplicité de leurs usages possibles comporte des défis majeurs. Les communications publiées ici sous forme d’actes ont l’ambition d’en explorer une partie certes limitée, mais qui n’en dévoile pas moins toute la complexité des rapports entre sources historiques, patrimoine, mémoire et écriture de l’histoire.